La gestion de l eau un enjeu pour l avenir

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Le ministre de l’Écologie et celui de l’Agriculture ont présenté des “ actions concrètes ” pour sortir de la crise hydrologique. Reste à les mettre en œuvre.

Ce n'est pas un plan de sortie de crise à effet immédiat qu'ont présenté mercredi, lors du Conseil des ministres, Nicolas Hulot et Stéphane Travert au sujet de la gestion de la ressource en eau en période de sécheresse.

Bien plutôt un catalogue d'intentions qui, même si elles ont été présentées comme des « actions concrètes », devra faire l'objet tant de concertations que de moyens de mise en œuvre.

" Développer une agriculture plus économe "

Le premier volet des axes d'actions proposées par le ministre de la Transition écologique et celui de l'Agriculture porte sur des « encouragements à la sobriété des usagers et l'innovation ».

Ils ont ainsi prévu des « campagnes de proximité de sensibilisation » à destination des particuliers, entreprises ou administrations. Ce ne sera pas inutile, mais pour le moins accessoire compte tenu de l'ampleur du problème.

Poursuivre les investissements pour la maintenance des réseaux et la réutilisation des eaux usées sera quantitativement plus efficient, mais il faudra trouver les financements.

Quant à « développer une agriculture plus économe en eau », entre autre grâce au choix des assolements, le gouvernement devra compter sur le bon vouloir des organisations professionnelles, mais plus sûrement revoir la copie de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (Lema), dont les insuffisances étaient pointées par un rapport sénatorial l'an passé, à propos, entre autres, des organismes uniques de gestion collective.

Les ministres prévoient aussi de réaliser des projets de stockage hivernal de l'eau et de soutenir l'action de recherche et développement comme des pôles de compétitivité, comme  la Dream en Centre - Val de Loire 

Second volet, « faire émerger des solutions locales adaptées dans l'ensemble du territoire ». Pour piocher dans les bonnes idées et les valoriser, préfets et collectivités vont être sollicités.

Plus concrète, et à la mesure de la question, est la mise en place d'une cellule d'expertise sur la gestion de la ressource en eau en agriculture : placée sous l'autorité des deux ministres, avec les objectifs que l'on souhaite non contradictoire, elle présentera ses conclusions dès le 31 octobre.

D'ici là, la sécheresse qui persiste sur la quasi-totalité du territoire métropolitain depuis presque un an, et qui nécessite dans 82 départements des mesures plus ou moins fortes de restriction de l'usage de l'eau, aura accentué l'urgence de solutions. Une année de plus, en attendant malheureusement les prochaines, réchauffement climatique oblige.

Pour aller plus loin : Sécheresse dans l'Indre : hausse des zones en crise ;  La sécheresse s'étend en Indre-et-Loire ; Sécheresse : on remonte d'une cran

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